Instruire la mère, c’est éduquer l’enfant
« Chaque nouveau-né vient au monde analphabète. Si l’enfant grandit sans acquérir l’alphabétisation, il devient un adulte analphabète. La solution à long terme au problème de l’analphabétisation se pose à chaque nouvelle génération. »
Mais ce n’est pas si simple, puisque l’éducation des enfants dépend dans une grande mesure de l’éducation qu’ont reçue leurs parents. C’est un cycle bénéfique dans le cas des parents instruits, mais un cercle vicieux dans le cas contraire.
En effet, les enfants sont alors mal préparés à leur scolarité et leurs parents ne peuvent ni les soutenir ni les aider efficacement dans leur travail scolaire. En conséquence, ces élèves, souvent à la traîne, se découragent et finissent par se détacher de l’école, d’abord affectivement, puis réellement.
La société peut-elle briser ce cercle vicieux et le transformer en un cercle bénéfique ? D’après de nombreuses recherches menées aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, il semble que l’éducation de la mère soit la clé du problème.
« Le travail de la mère instruite, réalisé en vue de développer les aptitudes cognitives et langagières des enfants en âge préscolaire, procure à ces derniers un avantage lors de leur entrée à l’école. »
Mais l’influence du niveau d’instruction des parents, et surtout de la mère, ne s’arrête pas là. En effet, une mère suffisamment instruite constitue un soutien continu pour la réussite scolaire de ses enfants.
« En résumé, pour tirer le maximum de profit des faibles ressources éducatives, un engagement mondial accru en faveur de l’éducation des filles et des femmes semble indispensable. Par l’argent alloué à l’éducation des femmes, nous pourrions instruire la mère et éduquer l’enfant. »
Extrait de la revue A.I.A, « Une chance à saisir », page 10. Publié par le Secrétariat de l’A.I.A, UNESCO, Paris, mai 1990.
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