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Mini-cours

Français CAFOP IA - Session 2006

La lecture en Afrique

Pendant longtemps et pour des motifs historiques et culturels, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture a obéi à des besoins purement professionnels. Savoir lire et écrire, c’était non seulement posséder une des clés qui permet d’accéder à la connaissance, mais aussi et surtout améliorer son statut et son niveau social.

Si l’on se penche sur l’histoire de la diffusion du livre en Afrique noire francophone, on peut dire que c’est aux alentours de 1900 à 1903 que le livre, en tant que véhicule d’idées et moyen d’accès à la lecture et à la réflexion personnelle, pénètre dans les milieux africains par le biais de l’école.

Cette école, qui ne touchait en fait qu’une minorité, avait un caractère utilitaire et ponctuel. Il s’agissait essentiellement de former, au niveau de l’enseignement primaire, des Africains capables de déchiffrer la langue du colonisateur pour le bien de l’administration dans ses rapports avec ses administrés.

C’est dire que les quelques rares alphabétisés retombaient très vite dans l’analphabétisme, faute de livres qui leur auraient permis de développer et d’enrichir les acquis reçus pendant leur instruction. Dans le domaine des bibliothèques, la situation est identique.

En conséquence, hormis leur caractère accessoire, les Africains en général, et les Ivoiriens en particulier, n’eurent jamais les moyens de développer leurs connaissances. On peut donc affirmer que si la colonisation a introduit un enseignement de type occidental basé en partie sur l’usage du livre et de la lecture, ces derniers n’ont jamais pénétré fondamentalement le milieu africain.

Au lendemain des indépendances, les États africains ont plutôt mis l’accent sur le développement économique, délaissant du coup le secteur du livre. Ainsi, l’importance du livre, en tant que tel hors du milieu scolaire, fut longtemps ignorée au profit d’autres moyens d’éducation tels que le sport, la radio, le cinéma et plus récemment la télévision.

Aujourd’hui encore, cette situation, que l’on pourrait considérer comme involontaire, pèse sur les comportements et les mentalités de l’homme africain.

Seydou Gueye, « Qui dit quoi en Côte d’Ivoire », Notre Librairie n°97.

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